Lorsque l’on devient freelance, la question d’adopter un statut juridique se pose rapidement, notamment dès qu’il est question de facturer ou de rédiger un devis pour un client, car vous devez obligatoirement y faire figurer votre numéro de SIRET. Ce numéro s’obtient quelques jours après votre immatriculation. La seule alternative pour exercer sans avoir de statut juridique est d’être en couveuse comme je le suis moi-même, qui permet “d’emprunter” le numéro SIRET de votre structure.

La plupart des freelances, notamment les métiers d’internet, choisissent la micro-entreprise pour se lancer, car c’est le statut le moins contraignant au niveau des obligations légales et le plus souple. Pas de C.A = pas de cotisations à payer! Et au niveau du taux de charges, vous réglez un montant forfaitaire de 22% sur votre C.A H.T. A titre de comparaison avec la SASU par exemple, vous payez 82% de charges totales ( patronales et salariales) sur votre rémunération nette si vous en êtes le Président…ça calme. A ce niveau-là, c’est de l’extorsion de fonds, de la confiscation de richesse !

Cependant, malgré ses avantages, le statut de micro-entrepreneur n’est pas dépourvu de défauts, et je vais vous expliquer pourquoi, personnellement, je ne ferai pas ce choix. Après, chacun est libre…

Les inconvénients du statut de Micro-entrepreneur

Pour connaître les caractéristiques du régime de la Micro-entreprise, veuillez vous reporter à cet article  je vais me pencher ici sur les “contre” qui peuvent vous amener à faire un autre choix. Tout d’abord, ce qui est pour moi rédhibitoire, c’est qu’avec ce statut, vous ne pourrez pas vous faire rembourser vos frais professionnels.

Or, dans une activité de blogueur, d’infopreneur, il vous faut payer des formations, acheter du matériel, utiliser de nombreux outils payants, parfois assez chers, et la facture mensuelle grimpe vite…Sans compter les thèmes, et les plugins payants de WordPress que vous devez avancer pour vos clients… vous perdez donc beaucoup d’argent si vous ne pouvez pas vous faire rembourser ces frais ! Pour moi, ce n’est tout simplement pas possible de faire une croix sur les frais professionnels.

Deuxième inconvénient majeur : la protection sociale. En micro-entrepreneur, vous ne pourrez pas prétendre à l’indémnisation chômage par exemple, ce qui est très handicapant. Si vous n’avez pas une conjointe salariée, et que votre activité bas de l’aile, vous êtes pris au piège ! Vous vous retrouvez obligé de reprendre un boulot salarié pour survivre, alors que ce n’était pas votre objectif! Vous dépendez du régime des indépendants et non pas du régime général de la Sécurité Sociale, ce qui est bien moins avantageux !

Ce sont là deux épines dans le pied majeures des micro-entrepreneurs, mais ce ne sont pas les seules: juridiquement aussi, vous êtes en danger: votre patrimoine n’est pas protégé, en cas de litige avec un client ou avec l’Etat, vous devez vous débrouiller tout seul, et les frais de justice seront à votre charge. De plus, vous devrez assumer le coût d’une assurance R.C Pro. Chaque moi ou chaque trimestre (selon l’option choisie) vous devrez déclarer votre chiffre d’affaires, et payer vos charges correspondantes. Bref, beaucoup de temps perdu dans les démarches administratives que vous ne pouvez pas consacrer à votre activité ( prospection, production client, événementiel…)

Le statut du portage salarial

Avec le portage salarial, au contraire, tous les inconvénients du statut de la micro-entreprise disparaissent! Vos frais professionnels sont remboursés (même si c’est souvent une option payante) et surtout, vous êtes salarié de la société de portage, avec un C.D.D ou un C.D.I, bien qu’indépendant dans le pilotage de votre activité, et vous bénéficiez donc de tous les avantages d’être salarié: contrat de travail, fiche de paie, protection sociale, C.E etc.

Si vous cherchez un logement ou que vous voulez demander un prêt à la banque, le fait de disposer de fiches de paie vous sauvera la mise par rapport aux autres statuts d’indépendants ! Avec le portage salarial, vous êtes tranquille et vous pouvez vous consacrer à 100% à votre business. C’est la société de portage salarial qui s’occupe de tout l’Administratif et de la compta!

Vous utilisez le numéro de SIRET de votre société de portage sur vos factures et vos devis, et la société vous fait profiter d’une assurance R.C Pro incluse. Ce n’est pas vous qui assumez le risque juridique, étant salarié, mais la société de portage. Et c’est elle qui s’occupe de recouvrer vos factures en temps et en heure, pour plus de tranquillité d’esprit. Elle y a d’ailleurs intérêt…(voir plus loin)

Autre énorme avantage : vous n’êtes pas seul et livré à vous-même! Votre société de portage vous ouvre les portes de son réseau d’entreprises partenaires, avec des offres de missions et des outils dédiés pour gérer votre activité. Elle vous accompagne et vous forme avec des ateliers pour monter en compétences, du e-learning… elle organise aussi des after-works pour réseauter.

Comment bien choisir sa société de portage?

Toutes les entreprises de portage salarial ne se valent pas. Faîtes bien attention aux frais cachés et aux services inclus ou en option ! Certaines sociétés, affichent des taux de frais de gestion très bas pour appâter le chaland, genre entre 3 et 5%, mais lorsque vous recevez votre fiche de paie, c’est la douche froide : y figure des lignes de facturation qui n’étaient pas prévues, amputant d’autant plus votre rémunération!

Vérifiez tout d’abord le ratio Net à payer (hors frais professionnels) / C.A H.T Il doit être au dessus de 48%: en dessous, l’opération ne serait pas rentable pour la société, et vous pouvez être sûr qu’il y aura des frais cachés! Vérifiez aussi la solidité financière de l’Entreprise et son ancienneté, qui sont de bons indicateurs. Faîtes attention a ce que la société de portage que vous choisirez soit adhérente à un syndicat professionnel, comme le PEPS ou l’UNEPS. D’abord, pour disposer d’une voie de recours en cas de litige, ensuite, parce que cela les obligent a respecter une charte de déontologie et de bonnes pratiques pour sécuriser les portés. C’est un garde-fou supplémentaire, même s’il n’est pas très contraignant, une charte n’ayant pas de valeur juridique.

Il est également conseillé de vous rendre dans les locaux de la société de portage que vous voulez rejoindre si vous le pouvez. Certaines sociétés disposent de bureaux locaux près de chez vous, comme Rh-solutions Demandez si vous aurez un interlocuteur dédié et demandez à ce que l’on vous fasse une démonstration des outils de gestion mis à disposition. Vous allez travailler avec très régulièrement, autant que vous soyez à l’aise dessus.

Il faut savoir que les frais de gestion sont très variables d’une société à une autre, mais pour vous donner une idée, les frais de gestion moyens tournent entre 8 et 10%, pouvant aller jusqu’à 13 ou 14%. Quand certaines entreprises affichent des taux entre 3 et 6%, méfiez-vous : il y’a surement un “loup” en quelque part ! Certaines sociétés de portage proposent des prestations incluses tandis que d’autres les offrent en option. Sachant que certaines options sont facturées entre 1 et 2% supplémentaires sur le C.A HT, le taux mirifique à 5% peut rapidement se muer en 8% ou 10%…où est l’économie?

Ensuite, si votre activité est faible ou irrégulière, et que vous encaissez assez peu, assurez-vous que votre société de portage ne vous impose pas de C.A minimum ou alors un C.A très faible : chez intermed-it.com par exemple, malgré une offre très attractive, en lisant la F.A.Q, je me suis rendu compte qu’il fallait réaliser un C.A minimum de 7.000€ ! Patatras… Bref, si le “loup” n’est pas dans les frais cachés, il se trouve dans les conditions d’adhésion…

Autre conseil: choisissez une société qui vous paie en fonction de votre facturation émise chaque mois, et non pas une fois que le client à réglé la facture : chez intermed-it.com, ils paient chaque 30 du mois que vos clients aient payé leurs factures ou pas. Hélas il y’a cette barrière à l’entrée! Même si c’est proposé en option payante, prenez-la sans hésiter, car cela sécurise vos rentrées d’argent. Même si vous êtes face à un mauvais payeur, ce n’est plus de votre ressort, mais celui de la société de portage, qui se mue alors en société de recouvrement !

N’oubliez pas, si vous travaillez avec des entreprises, qu’elles paient entre 30 et 45 jours fin de mois. Autrement dit, entre 30 et 45 jours à compter du 30 du mois en cours…dur dur ! Comment allez-vous faire si vous n’avez pas de trésorerie d’avance???

Maintenant, si vous cherchez cette perle rare, laissez-moi vous conseiller la société Portability.fr  Elle propose une formule “à la carte” pour les missions ponctuelles à partir de 250€ de C.A. Et elle aussi, paie tous les mois selon ce que vous aurez facturé. Elle ne propose pas de bureaux physiques, car tout se passe via internet, sauf si vous habitez la région de Fontenay-le-Comte en Vendée, vous pourrez toujours leur rendre visite…

Voilà, j’espère vous avoir convaincu de l’intérêt d’exercer en portage salarial. Pour être tout-à-fait juste, le portage salarial comporte quand même un inconvénient de taille : vous êtes taxé à environ 50% sur votre C.A HT, ce qui est très élévé, mais c’est le prix de la sécurité et de la tranquilité.

PRISE DE RDV : 06.72.35.68.60
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